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Mise à jour le 15 août 2015

 



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Reconnaissance de parentéle l Jugement moral et relations familiales l Perception faciale


RECONNAISSANCE DE PARENTELE
Contexte
 

La parenté génétique est un précurseur important de nos comportements sociaux et sexuels. Pour reconnaître les individus apparentés, nous pouvons utiliser soit des indices liés de près ou de loin au langage, soit des indices plus inconscients, plus primitifs comme la durée de co-résidence ou la ressemblance phénotypique. La sélection naturelle a favorisé l’émergence d’indices de reconnaissance véhiculés par le visage et des aptitudes à percevoir ces indices, pour déterminer qui sont nos apparentés, mais également pour déterminer la parenté avec des tiers. Le visage, stimulus socialement signifiant, est le vecteur principal de la communication non verbale. Par la diversité des informations qu’il véhicule, son étude ne peut se faire qu’en intégrant différentes approches. Je conduits des investigations en psychologie cognitive, sociale et du développement sur la capacité de détection faciale de la parenté.

Projet de recherche
 

En collaboration avec principalement Edouard Gentaz, Karine Mazens, Olivier Pascalis, Jean Francois Bonnefon, Astrid Hopfensitz et Christian Graff

Nos études visent à conforter l’idée que la ressemblance faciale est un indicateur pertinent pour détecter la parenté chez autrui et, à identifier la part de variabilité individuelle des personnes qui estiment cette ressemblance. Nos recherches montrent que nous sommes compétent, mais pas expert, pour détecter la parenté en utilisant les indices faciaux (par exemple en utilisant une tache d'appariement, comme ci-dessus, où il faut retrouver qui est la mère de la petite fille ou en utilisant une tâche de comparaison, en indiquant si les deux individus sont apparentés ou non) et que la détection peut être influencée par le degré de parenté entre les individus (Kaminski et al. 2009), mais également par de multiples facteurs perceptifs (Kaminski et al 2011).

Cependant cette capacité est robuste, puisqu’elle “résiste“ à certaines altérations (visage statique, en noir & blanc, cache sur la moitié du visage…). Cette capacité semble être fonctionnelle tôt chez l’enfant (Kaminski et al. 2012) et dépend fortement de la composante individuelle et de l’environnement familial précoce (Kaminski et al. 2010, 2012).

 
APPORT DU JEU D'ECHECS ET APPRENTISSAGE SCOLAIRE
Contexte
 

De nombreuses affirmations sont véhiculées dans la société sur les bénéfices du jeu d’échecs chez l’enfant autant au niveau de ses apprentissages scolaires qu’à un niveau plus général. Malgré ces allégations, les recherches scientifiques dans ce domaine sont plutôt rares, et celles attestant d’un réel bénéfice souffrent pour la plupart de biais méthodologiques. Cette nouvelle thématique de recherche, initiée à l’automne 2014, a donc pour objectif de mieux comprendre les composantes cognitives, sociales et émotionnelles mobilisées par la pratique du jeu d’échecs chez l’enfant. Nous nous intéressons à la spécificité de ces habilités, sur la réalité de leurs transférabilités à d'autres domaines, ou encore sur leurs pérennités.

 

En collaboration avec Valerie Tartas ; co-encadrement du doctorat de Mathilde Choisy

   
PERCEPTION FACIALE
Contexte
 

Grâce aux signaux que le visage véhicule, nous pouvons, quasi-instantanément, identifier celui-ci comme étant familier ou non. Pour un visage inconnu, nous allons le catégoriser selon différentes dimensions utiles dans les interactions sociales, comme son genre, son âge ou son type ethnique. Nous allons également faire de nombreuses inférences portant notamment sur sa personnalité, ses compétences, son honnêteté, son état émotionnel, ou encore sur son attractivité physique...

Projet de recherche
   

En collaboration avec principalement Olivier Pascalis, Urzsula Marcinkowska, Martial Mermillod, Jérôme Pelletier, Emmanuel Barbeau et Aurélie Porcheron. Co-encadrement du doctorat de Amel Achour Benallegue

(i) Perception du visage des nourrissons :

Par plusieurs aspects, les nourrissons ont des visages avec des caracteristiques qui leurs sont propres. Nous cherchons ainsi à comprendre : Comment ses caracteristiques evoluent avec le developpement de l'enfant et si dans la population adulte, il existe des experts pour reconnaitre de tels visages... ? Nous avons par exemple mis en evidence que contrairement à ce que nous pensons, nous sommes capables de categoriser le genre des visages de nouveau nés (Kaminski et al. 2011).

(ii) Reconnaissance des visages personnellements connus :

Contrairement aux études impliquant des visages inconnus, celles utilisant des visages qui sont connus des participants (personnellement familier ou non), sont beaucoup moins nombreuses. Dans ce cadre, nous cherchons à comprendre : Comment s'effectue la reconnaissance faciale de ces visages ? Est-ce les mêmes processus de traitement que pour des visages inconnus ? Y-a-t-il une homogeneité de traitement entre ces differents visages (ex: visages apparentés, ami(e)s, célébrités...)...


(iii) Influence du maquillage :

Le maquillage embellit le visage et modifie par conséquence la perception que les autres se font de cette personne. Une femme maquillée peut ainsi essayer de changer plusieurs traits comme son état de santé, sa féminité…L’objectif principal de cette recherche est donc de vérifier que le maquillage modifie vraiment la perception que l’on se fait du visage. Nous cherchons à étudier plus en détail : Quels traits perceptifs la femme change-t-elle en se maquillant ? Est-ce que le maquillage influence la reconnaissance du visage ?

 


 
 
 
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